1851, une année de violences politiques en Provence, colloque du 31 octobre 2026 à 14h (St Saturnin-lès-Apt)

14h Introduction 

Michel BOUILLET  Président d’ARCHIPAL

Yann CODOU Président de la FEDERATION HISTORIQUE de PROVENCE

Bruno BERTHERAT Maître de Conférences Université d’Avignon, codirecteur du volume 279 de Provence Historique

Interventions

– 14h30 –   La résistance au coup d’État du 2 décembre 1851 dans le Vaucluse : l’apport d’une approche individuelle

(Patrick Lagoueyte, enseignant, membre de la Société d’Histoire de la Révolution de 1848 et des Révolutions du XXe siècle)

Cette communication propose d’étudier des individus ruraux pris dans un mouvement collectif, ici la résistance dans le Vaucluse au coup d’État du 2 décembre 1851. La répression suivant l’événement fournit une abondante documentation judiciaire et militaire qui, associée à la généalogie et à la démographie, permet de compléter les approches collectives habituelles en dévoilant la diversité de parcours des insurgés.

– 15h –  La Violence politique au village : paroles, chansons et gestes de contestation dans le Luberon (1848-1851)

(Romain Gardi, enseignant, doctorant en Histoire contemporaine / Avignon Université, Centre Norbert Elias)

La Deuxième République voit, dans les villages du Luberon, une politisation marquée par des formes ordinaires de violence politique. À partir d’archives locales, l’intervention analyse paroles, chants et gestes comme modes d’expression et de mobilisation. Ces pratiques, réprimées par les autorités, structurent les conflits et préparent les mobilisations insurrectionnelles de 1851.

-15h30 –   Elzéar Pin, acteur, instigateur et victime de la violence politique au xixe siècle

(Céline Rigouard Professeure agrégée d’histoire et géographie au lycée d’Apt)

Notable aptésien, chef des républicains et député constituant en 1848, Elzéar Pin est présenté comme l’inspirateur et le chef de l’insurrection de son arrondissement contre le coup d’État du 2 décembre 1851. Instigateur, mais aussi victime de violence politique puisque condamné à la déportation en Algérie en février 1852, il s’exile à Nice et ne revient à Apt que quinze années plus tard. Cependant, au-delà de la personne d’Elzéar Pin, doit-on le considérer comme un acteur et une victime parmi beaucoup d’autres des cycles de violence qui secouèrent le Vaucluse durant le xixe siècle ?

– 16h –  Identifier les victimes de la violence politique :

le monument à la résistance républicaine de 1851 à Aups (Var)

(Frédéric Negrel, enseignant, membre de l’Association 1851 pour la mémoire des Résistances républicaines)

Aups contient plusieurs monuments rappelant la résistance républicaine varoise au coup d’État du 2 décembre 1851. L’obélisque érigé en 1881 est le premier monument dédié en France à ses victimes. Ses initiateurs ont rencontré quelques difficultés pour dénombrer et identifier celles occasionnées par l’affrontement qui eut lieu à Aups le 10 décembre 1851. Cette communication entend y apporter des réponses.

– 16h30 –   Les mutations de la violence d’État : le cas des Corses détenus en Provence (1768-1808)

(Jacques Denis, auteur, chercheur indépendant – Histoire de la Corse)

Entre 1768, prise de souveraineté française de la Corse, et 1873, des Corses sont détenus dans divers lieux en Provence. Deux processus découlant des mutations de la violence d’État illustrent le traitement réservé aux criminels et aux opposants au pouvoir et leurs destinations respectives. L’un répond de l’appareil judiciaire ordinaire ou d’exception, l’autre résulte de décisions arbitraires policières.

– 17h – Table ronde

Modérateurs Michel Bouillet,  Bruno Bertherat